Exploitation forestière

Quelques chiffres

120 000 m3 de bois ronds exploités à l’année

65 000 m3 de bois sciés à l’horizon 2015

Un million de palettes produites par an

Aire de stockage de 5 000 m2 100 000 palettes

300 références de palettes

Gestion de la ressource et valorisation des bois résineux régionaux

Bien connaître la forêt, c’est participer à l’équilibre du milieu naturel. Acteur résolu et dynamique de la gestion durable de la ressource forestière (certification PEFC depuis 2004) nous travaillons en étroite collaboration avec les propriétaires, les experts forestiers et l’ONF, tous partisans d’une sylviculture durable.

Nous sélectionnons avec soin et récoltons dans les règles de l’art les bois résineux régionaux, principalement épicéa de sitka et pin maritime. La récolte sélective des arbres les plus faibles au travers de coupes d’éclaircies est aussi un acte sylvicole pour préserver la qualité des forêts de demain.

Les moyens modernes d’exploitation avec informatique embarquée nous permettent de valoriser chaque arbre en fonction de ses dimensions, de son essence, de ses qualités. Nous assurons ainsi, en collaborant également avec des exploitants, l’intégralité des opérations (abattage, débardage et transport) afin de sécuriser l’approvisionnement et les stocks et vous garantir des délais rapides de livraison.

La forêt, un réservoir de biodiversité que nous préservons

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La forêt bretonne (source : « Abibois »)

L’erreur est de confondre coupe de bois et déforestation. La déforestation n’est pas causée par la récolte du bois, mais par l’utilisation de ces espaces pour d’autres usages, en particulier pour l’agrandissement de terres agricoles cultivables ou pour le développement urbain.

La forêt qui couvre 13 % de notre territoire breton (357 000 ha), ne cesse de croître, au rythme de 3000 ha par an. Elle abrite une grande diversité d’essences. Certaines sont naturellement présentes sur le territoire (chêne sessile ou pédonculé, hêtre, érable…), d’autres sont issues d’introductions parfois anciennes (pins sylvestre et maritime, sapin pectiné, châtaignier), ou plus récentes (Epicéa de Sitka, douglas, pin laricio, mélèze, thuya, cyprès, séquoia, chêne rouge d’Amérique…).

Une forêt productive améliore la qualité de l’air

Séquestration par la forêt des GES émis en Bretagne (source : Abibois.com)

Séquestration par la forêt des GES émis en Bretagne
(source : « Abibois »)

Le phénomène de photosynthèse permet aux plantes d’absorber le CO2 atmosphérique et de rejeter de l’oxygène. L’écosystème forestier est ainsi, après le plancton océanique et avec les tourbières et les prairies, le principal puits de carbone naturel de la planète. Une forêt en pleine croissance peut absorber de 11 à 37 tonnes de CO2 par ha et par an¹. La forêt bretonne, en particulier, séquestre chaque année plus de 10 % des émissions de gaz à effet de serre régionales.

Avec une gestion raisonnée, les travaux sylvicoles stimulent la pousse de l’arbre, tandis que l’exploitation forestière favorise le renouvellement des peuplements et la mise en place d’un nouveau cycle de stockage de carbone. Elle renforce ainsi le rôle de puits de carbone de la forêt.

 


 

Scierie

Un outil adapté aux exigences des marchés de demain

Charnière entre la ressource forestière et la deuxième transformation du bois, la scierie est génératrice de produits variés comme le bois pour emballage (palettes) et le bois de construction (charpente, ossature, bardage, etc.) qui sont valorisés en fonction de leur degré de finition, de leur attractivité commerciale et de leur niveau de réponses aux besoins du marché et du consommateur.

  • Située au cœur de notre zone d’approvisionnement, notre scierie valorise des bois résineux régionaux, principalement épicéa de Sitka et pin maritime.
  • Une nouvelle unité de sciage automatisée et bénéficiant des techniques les plus récentes tant au niveau des systèmes de lecture du bois qu’en matière de sciage nous permet d’optimiser et valoriser notre matière première.
  • Cet investissement a permis de faire disparaître les postes de manutention et créer des postes qualifiés, en développant, par la formation professionnelle, de nouvelles compétences au sein de l’entreprise tout en améliorant significativement notre productivité.
  • Toutes les opérations de transformation du bois (écorçage, sciage, triage, empilage) sont orientées de façon à assurer un suivi qualitatif et quantitatif de la production, selon vos besoins.

Les différents produits issus du sciage

billon scanné et optimisé en planches de sections différentes

billon scanné et optimisé en planches de sections différentes

Les bois (grumes) sont sciés en billons, classés suivant leur longueur et leur diamètre, écorcés puis scannés et optimisés pour un meilleur rendement matière, selon la commande.

Ces billons sont transformés en différents produits de sciage, de sections standards ou spécifiques :

  • Le sciage à palette : les planches ( longueurs de 80 à 140cm, largeurs de 75 à 145mm, épaisseurs de 15 à 27mm), barres à dés ou chevrons sont triés, empilés et coupés d’équerre pour être directement livrés ou utilisés dans la fabrication des palettes.
  • Les planches larges : brutes de sciage ou traitées classe 2, à la demande, les longueurs de ces planches varient de 2 à 4 mètres maximum, les largeurs de 15cm à 20cm et les épaisseurs de 15 à 27mm.

 


 

Palettes

Naturelle, durable et recyclable, la palette bois est aussi économique

Les échanges commerciaux se réalisent sur des supports de manutention présentant un maximum de garanties. Nos palettes bois répondent aux normes et références réglementaires pour garantir la sécurité et l’intégrité des marchandises qu’elles transportent.

Palette standard ou personnalisée, deux ou quatre entrées, nous étudions ensemble vos besoins et, à l’aide d’un logiciel de conception et de calcul de charge, nous créons un plan et optimisons la fabrication de votre produit de façon à ce qu’il réponde à toutes vos exigences.

Afin de valider le modèle de palette défini, nous pouvons fabriquer et vous livrer des échantillons que vous pourrez tester in situ.

Notre chaîne de transformation informatisée, adaptée aux impératifs techniques et économiques de chaque secteur d’activité nous permet de vous proposer le meilleur produit avec des finitions comme le chanfreinage, l’écornage ou le marquage.

Nous effectuons le traitement thermique (norme NIMP 15, sans aucun produit chimique, répondant aux exigences phytosanitaires) et le séchage de vos palettes :

  • Assure au produit une stabilité dimensionnelle
  • Réduit les transferts d’humidité
  • Limite les phénomènes de bleuissement naturel du bois et les dégradations liées aux attaques fongiques.
  • La palette peut ainsi voyager dans le monde entier,
  • Sécher une palette standard permet de réduire de 8 à 9 kg son poids.
Détails sur le traitement thermique phytosanitaire et le séchage

Traitement thermique phytosanitaire : Norme NIMP15

La Convention internationale pour la protection des végétaux (IPPC) a introduit en mars 2002 la norme NIMP 15. Cette norme prévoit des mesures pour limiter le risque d’apparition et de dissémination d’organismes nuisibles présents dans les emballages en bois. Aujourd’hui, la plupart des grands pays dans le monde ont décidé de l’appliquer ; seuls les échanges intra-communautaires ne sont pas encore concernés.
Cette norme n’est valable que pour le bois massif. Elle exige que le bois d’emballage soit traité selon des mesures approuvées, à savoir, le traitement thermique (HT – heat treatment), c’est-à-dire le chauffage du bois à une température centrale minimale de 56°C pendant 30 minutes au moins.

Certification IPPC - JOSSOLa NIMP 15 requiert également un marquage sur le bois d’emballage. Il contient le logo de l’IPPC (L’épi de blé stylisé), le numéro d’agrément de l’entreprise (avec le code ISO du pays), le Sigle HT (Heat Treatment)

Pour toutes les palettes destinées à l’exportation, nous délivrons un certificat de traitement phytosanitaire. Les réglementations évoluant sans préavis à l’initiative des pays importateurs, nous sommes à la disposition de tout exportateur pour transmettre les informations les plus récentes en la matière.

Séchage

Par expérience, pour la protection de vos produits, nous effectuons systématiquement le séchage artificiel de vos palettes à la suite du traitement thermique phytosanitaire.
Il présente l’avantage de préserver vos produits d’éventuelles remontées d’humidité, d’éviter l’apparition de moisissures liée à des attaques fongiques, surtout si des denrées doivent être stockées dans un endroit clos (un container par exemple) et de limiter les phénomènes de bleuissement, causes de désordres esthétiques.
Il permet également de réduire le poids de la palette de 8 à 9 kg , ce qui facilite les manipulations.

Protocole de séchage des palettes

1 – Mise en place de 6 sondes d’humidité dans les dés de palettes dont la section est la plus importante. Ces sondes sont réparties régulièrement sur la longueur du séchoir.
2 – Lancement du cycle de séchage qui comporte 3 phases :
– Montée en température jusqu’à 71°c
– Phase de traitement thermique : température >71°c pendant 280 minutes.
– Phase de séchage : prolongation du cycle jusqu’à l’obtention d’une moyenne de 20% d’humidité pour les 6 sondes. Cycle de 24H à 48H suivant le taux d’humidité des palettes et le taux d’humidité dans l’air.
3 – Les palettes qui ne sont pas livrées dès la fin du cycle sont stockées à l’abri des intempéries.
4 – Fourniture au client de l’attestation de traitement thermique et du relevé du cycle de séchage.

Les modèles de palettes

Eléments constitutifs :

Planche
Une planche
Chevron
Un chevron
Dé
Un dé

Composants :

Plancher supérieur
Un plancher supérieur
Plancher inférieur
Un plancher inférieur
Fond
Un fond
Ski
Un ski

 

Palettes quatre entrées

Palette 4 entrées à semelles périmétriques, non réversible
Palette 4 entrées à semelles périmétriques, non réversible
Palette 4 entrées 3 semelles, non réversible
Palette 4 entrées 3 semelles, non réversible
Palette 4 entrées double plancher réversible
Palette 4 entrées double plancher, réversible

 

Palettes deux entrées

Palette 2 entrées à semelles, non réversible
Palette 2 entrées à semelles, non réversible
Palette 2 entrées non-réversible
Palette 2 entrées non réversible
Palette 2 entrées réversible (double plancher)
Palette 2 entrées double plancher réversible

 

Un panneau (couvercle)

Palette - Panneau seul

Réparation

Nous pouvons entretenir votre parc palettes : acheminement, tri, réparation, stockage des palettes et livraison sur demande. Cette solution permet une durée de vie plus importante, d’éviter la rupture de stock et réduit vos coût d’emballage.

Nos équipements

  • 1 ligne de clouage automatique CAPE
  • 3 machines semi automatiques de clouage pour les palettes 2 entrées
  • 2 machines semi automatiques de clouage pour les palettes 4 entrées
  • 1 atelier de clouage manuel
  • 1 atelier de réparation
  • 3 cellules de séchage/traitement norme NIMP 15, d’une capacité de 4 camions

Si vous désirez en savoir plus sur la palette et ses nombreux atouts, n’hésitez pas à consulter  « La palette bois enfonce le clou (PDF) »


 

Connexes

100% de nos produits résiduels sont recyclés

Rien ne se perd, tout se transforme… Les résidus de l’exploitation forestière (souches, houpiers, branchages) sont pour l’essentiel rendus au sol, principalement sous forme d’andains qui servent par la même occasion à protéger les jeunes plans des intempéries.

Quant à la scierie, elle est à l’origine de la production d’écorces, premier produit connexe, puis de plaquettes de bois et de sciures, produits convoités pour leur utilisation biomasse et source d’énergie renouvelable prometteuse, mais qui peuvent aussi être utilisés dans des procédés innovants de produits composites à base de fibres de bois et polymères (lames de parquets ou de terrasses) dont on sait que le marché évolue à un rythme bien supérieur à celui constaté sur d’autres marchés.

Ces produits connexes qui représentent un réel intérêt économique et environnemental peuvent suivre deux types de valorisation :

  • La valorisation matière
    – Les écorces sont utilisées par l’horticulture (conditionnement des sols) et pour les aménagements paysagers.
    – Les plaquettes, issues du broyage des chutes de bois massif (dosses et délignures), ou générées directement au cours du sciage de tête avec des outils de type « canters, et les sciures, particules de bois à granulométrie variable, issues du trait de scie des différentes lames peuvent être donc être utilisées pour la fabrication de pâte à papier, la fabrication de panneaux (agglomérés) ou de produits composites, de produits en bois moulé, ou alors par l’agriculture (élevage).
  • La Valorisation énergétique
    La biomasse : la combustion du bois permet la récupération de chaleur ou d’électricité. Elle peut se faire à l’état de déchet brut ou sous forme de produit préparé : granulés, briquettes, bois déchiqueté.

 


 

Bois construction

Toujours dans le but de valoriser notre ressource locale, nous avons fait le choix d’élargir notre offre en proposant  des sciages de bois résineux locaux issus de forêts gérées durablement (certification PEFC).

La scierie nous permet de proposer de nouvelles gammes des sciages :

Bois d’ossature – Bois de charpente

La ressource locale, les performances thermiques, écologiques et esthétiques du bois sont autant de qualités que nous souhaitons valoriser pour répondre aux besoins du marché de la construction bois.

Le traitement est étudié sur demande (trempage classe 2 – autoclave classe 3)

Les avivés

Du chevron à la lambourde, du coffrage au bardage agricole, nous vous proposons tous types d’avivés bruts de sciage. Pour satisfaire votre demande, plusieurs possibilités vous sont proposées :

  • Le marquage
  • La peinture en bout
  • Le conditionnement par paquets lattés…
Caractéristiques et classes d’emploi

Utilisation du bois : Les classes d’emploi

Les classes d’emploi définissent différentes situations de mise en œuvre des bois correspondant à une exposition plus ou moins importante aux agents de dégradation biologiques.

Classes
d’emploi
Situation
en service
Exemples
d’emplois
Risques biologiques
1 Bois sec
Humidité toujours inférieure à 20%
Menuiseries intérieures :
parquets, escaliers, portes…
Insectes
Termites
2 Bois sec
Humidité occasionnellement supérieure à 20%
Charpente, ossature correctement ventilée en service Insectes
Champignons de surfaces
Termites
3 Humidité fréquemment supérieure à 20% Toutes pièces de construction ou menuiseries verticales soumises à la pluie : bardages, fenêtres… Pourriture
Insectes
Termites
4 Humidité toujours supérieure à 20% Bois horizontaux en extérieur (balcon) et bois en contact avec le sol ou une source d’humidification prolongée ou permanente Pourriture
Insectes
Termites
5 Bois en contact permanent avec l’eau de mer Piliers, pontons, bois immergé Pourriture
Insectes
Térébrants marins

Ce tableau est à double entrée, il peut se lire dans les deux sens.
Exemples :

  • Le bois utilisé en structure sans être fréquemment à plus de 20% d’humidité sera classe 2.
  • Le bois classe 4 peut être utilisé dans un milieu humide en position horizontale, il résiste à la pourriture et aux insectes.

Les principaux procédés de traitement

Le traitement consiste à améliorer la durabilité d’un bois pour le mettre en conformité avec ses conditions d’utilisation.

    • Traitement par aspersion
    • Traitement par trempage : les pièces de bois sont immergées dans un bac (classes d’emploi 1 et 2)
    • Traitement en autoclave : les pièces de bois sont traitées en profondeur par un procédé alternant vide d’air et mise sous pression dans un cylindre étanche (classes d’emploi 3 et 4)
Imprégnabilité du bois

Coupe transversale d’un billon de bois

L’imprégnabilité du bois

L’imprégnabilité qualifie la faculté du bois à se laisser imprégner par un produit de traitement.
Elle n’est pas la même pour le bois parfait et pour l’aubier.

Essence Bois parfait Aubier
Epicéa Peu à non imprégnable Peu imprégnable
Epicéa de Sitka Peu imprégnable Moyennement à peu imprégnable
Douglas Non imprégnable Moyennement à peu imprégnable
Pin maritime Non imprégnable Imprégnable
Pin sylvestre Peu à non imprégnable Imprégnable
Sapin Moyennement à peu imprégnable Moyennement imprégnable

 

Le classement mécanique ou structurel

Le classement structurel des sciages résineux repose sur des critères visuels (faces et rives selon la nature, l’importance et la localisation des singularités, les imperfections de débit et les altérations du bois).
Les critères prennent en compte de nombreux aspects tels que la largeur des cernes d’accroissement, le diamètre des nœuds, les poches de résines, l’entre-écorce, la pente de fil, les flaches, les altérations biologiques, les déformations…
La méthode de classement visuel définit 3 choix désignés par les appellations ST-I, ST-II, ST-III.
Chacune des 3 classes visuelles correspond à une classe de résistance mécanique : C30, C24, C18.

Classe de résistance mécanique Classe visuelle
C30 ST-I
C24 ST-II
C18 ST-III